Beaucoup de Pinz, mais de la Bolivie aussi

Lundi 30 janvier 2017

Arrivés à Uyuni pour aller au salar, on va passer 2 jours au garage .

 

 

 

 

Près d’Uyuni se trouve un cimetière de locomotives.

Jean Paul décide de changer la pompe à essence pour une électrique, disponible à Uyuni. Ça repart, youpi !!

On ne va pas s’aventurer trop loin sur le salar qui est mouillé (il a plu ces derniers jours) parce que si on ne redémarre pas….

Le salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde.

En chemin, à Oruro, nouvel arrêt, nouveau garage, nouveau caprice du Pinz : panne d’embrayage au moment où on arrive au garage pour trouver une solution au problème d’allumage…Aurions-nous loupé un salut à El Gauchito en Argentine ?

Passage à la gomeria pour réparer un pneu

 

Un rémouleur s’est installé près du Pinz

 

Trois jours d’escale nous ont permis de visiter Oruro, grosse ville minière très active où se déroule le 2è carnaval le plus important d’Amérique du Sud après Rio.

Sur la colline, à droite, la Virgen del Socavón, protectrice des mineurs


Le monument aux mineurs

 

Les « bandas », groupes de danse , s’entraînent 3 semaines avant le grand jour.

Sur ces murs, sont peints les diablitos, personnages emblématiques du carnaval d’Oruro

 

 

On décide de continuer vers la Paz où les possibilités de dépannage sont probablement plus grandes. Pour l’embrayage, c’est bon.

La route est très belle, il y a partout des petits hameaux au pied des montagnes ; ici on élève du mouton et on cultive le quinoa.

Nouvel arrêt imprévu du moteur (si, on se doutait bien que ça allait recommencer), 2 heures de mécanique ; précisons qu’à chaque recherche et tentative de traitement de la panne, il faut sortir les sièges (une bonne dizaine de kg chacun) et ôter le capot moteur.

 

Lundi 6 février 2017

 

Et voici La Paz en vue ; non, pas encore : on arrive par El Alto qui est à 4000m d’altitude et brusquement, on plonge vers la Paz dont la partie la plus basse est 1000m plus bas, en moins de 10 km !! c’est époustouflant, incroyable. 1 000 000 d’habitants adossés aux montagnes qui sont partout ; au second plan, le sommet enneigé de l’Illimani, fierté de la ville (et volcan qui n’a pas dit son dernier mot ?)

Au fond, l’Illimani dans les nuages

L’histoire raconte que les espagnols décidant de construire une ville dans cette zone carrefour entre les grandes routes d’Amérique du Sud, supportant mal l’altitude et voulant se protéger des vents violents d’hiver, se sont implantés le plus bas possible . Mais pourquoi ensuite avoir abandonné Potosi dont certes les mines d’argent s’étaient taries, mais qui pouvait prétendre à demeurer capitale, et Sucre, longtemps capitale administrative, et Santa Cruz ou Cochabamba, beaucoup plus favorisées par la géographie ?

Le développement de La Paz continue pourtant. Il y a 3 lignes de téléphérique, et bientôt 5 de plus pour faciliter la liaison entre El Alto et la Paz.

Du téléphérique, la vue sur La Paz

 

Pour nous, La Paz, ce sera d’abord la recherche d’un garage, car cette fois, le Pinz s’est arrêté au cœur d’un rond point ; grosse frayeur pour sortir de là au démarreur et moi qui pousse ; à ce propos, pas un véhicule ne s’est arrêté pour nous aider. La nuit tombe .Bivouac près du rond point, soupe en sachet aux 9 légumes (merci Cathy et Manu) .
Demain est un autre jour.

 

On a finalement trouvé le garage (merci Mélanie et Christian !) et le Pinz a bien voulu démarrer. La pompe à essence est commandée aux US.

Descente hallucinante dans un dédale de petites rues qui parfois, doivent atteindre 20% de pente au milieu d’une circulation apocalyptique…
A côté de ce qu’on vit depuis quelques jours, la méchanceté des moustiques tropicaux est très surfaite.

 

Mercredi 8 février 2016

Notre séjour forcé à La Paz nous permet de la découvrir tranquillement.
Cette ville est géographiquement hors normes et de fait passionnante.

Les trottoirs sont occupés par divers petits commerces dits informels, la plupart du temps tenus par des femmes. Légumes, poissons (oulala.. ), bonbons, biscuits, aiguilles à coudre, miroirs, produits cosmétiques, souvenirs se côtoient ainsi dans toute la ville. D’ailleurs, les supermarchés sont très rares.
Ce type de commerce représenterait près de 60% du PIB Bolivien.
La nuit tombée, dans le quartier des universités, des groupes de jeunes dansent aussi bien du hip hop que la diablada venue d’Oruro.

le Palais du Gouvernement…

…et son horloge…oui! vous avez bien vu, elle tourne à l’envers!! c’est une initiative du Gouvernement en 2014 pour insister sur l’appartenance de la Bolivie à l’hémisphère sud. Il a même été proposer de mettre au point une application pour les téléphones portables!

 

On a vu beaucoup plus de joues déformées par les chiques dans la puna qu’ici

 

L’organisation de fils électriques est comme la circulation automobile..

 

Voilà. On espère quitter La Paz sous peu, dès que le Pinz aura une pompe neuve…c’est peut être sans compter avec les facéties de la douane.

Il existe à La Paz un marché où l’on achète des miniatures évoquant un souhait pour faciliter sa réalisation; c’est ainsi qu’on offre un petit coq aux demoiselles cherchant mari ou un petit sac de ciment accompagné de tout petits outils pour aider à la construction de la maison. Nous n’avons trouvé ni petite pompe, ni mini douanier..

 

 

 

 

 

 

 

 

Une réflexion sur « Beaucoup de Pinz, mais de la Bolivie aussi »

  1. Finalement le Pinz n’en fait qu’à sa tête et a décidé de vous offrir de belles étapes plus longues que prévues…Vous vous en souviendrez…. » oui tu te rappelles, là c’est quand le Pinz….. »
    N’empèche, c’est un beau voyage… merci à vous de nous l’offrir, sans quitter la rue Caylus…
    Bonne suite, à vous lire…
    Bises.
    Annie et Jean-Louis.

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