E la nave va…

Anvers. Vendredi 28 octobre.

Nous embarquons à 11 heures le matin sur le Grande Nigeria pour quitter le port…à minuit passé ! d’ici là, ce sera la noria ininterrompue des containers à charger ou décharger . L’image est bien loin des ports avec ses dockers manipulant dans l’agitation et les cris toutes sortes de cargaisons. Il y a bien quelques gilets jaunes sur les quais, mais on voit surtout un ballet d’engins pilotés à 10 mètres du sol, qui manipulent les containers presque sans bruit.

Version 2

 

Nous nous réveillons à Tilbury ; brouillard britannique caricatural, ambiance Dickens. Nous sommes autorisés à quitter le navire pour la journée ; Ce sera le train pour la City de Londres, à 40km à peine de Tilbury. Ballade en petit groupe, nez en l’air, les immeubles rivalisent d’audace architecturale. Repas dans un restaurant datant de 1779, le menu ne sera pas commenté, par égard pour les anglais fort sympathiques que nous y avons rencontrés.

Tilbury
Tilbury
Tilbury
Tilbury
Tilbury
Tilbury

 

A bord, nous avons le privilège de la « suite de l’armateur » qui nous a été attribuée, pour le tarif de base, après l’annulation du cargo initialement prévu et qui partait un mois plus tôt.
Les horaires des repas sont de type hospitalier ; au bout d’une semaine, nous réussissons à dîner à 20h au lieu de 18h. Nous voguons à 15-17 nœuds (27-30 km/h)

Au large de Gibraltar, la température s’adoucit. Dans l’après-midi, une bande de goélands nous suit à babord : ils sont une vingtaine posés sur le vent, semblant immobiles, à se régaler.

Bruges et Anvers

Après nos émotions mécaniques nous voici enfin à Anvers pour embarquer demain.

Quelques images de ces deux villes très différentes, bien qu’à 80 km l’une de l’autre : Bruges est une ville musée qui doit sa richesse à un raz de marée qui, au moyen âge lui donna un accès direct à la mer; mais le port s’ensabla progressivement, au profit d’Anvers.

Anvers (Antwerpen) est une grande métropole et le 2è port européen après Rotterdam. Le nom des rues, comme celles de Bruges, est imprononçable et il est trop tard pour que j’en vérifie l’orthographe. Par contre, les belges, francophones ou pas, sont souriants et très accueillants.

 

Bruges

Bruges Bruges BrugesBruges Bruges

 

Et voici Anvers; il y a une rue des bijoutiers, mais des boutiques qui ne paient pas de mine; j’ai vu sur moins d’un kilomètre plus de diamants de plus d’un carat que je n’en avais vu de ma vie; et si place Vendôme les bijouteries sont devenues des bunkers impénétrables (pour le commun des mortels du moins), à Anvers j’ai vu un livreur entrer dans une bijouterie, coincer la porte pour continuer librement sa livraison, et personne pour sécuriser la chose…à moins que toutes les pierres exposées soient fausses!

 

 

 

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ça n’était pas prévu…

J’avais prévu de débuter le blog à Anvers, il n’y avait rien à raconter avant. Oh mais si!! je sens qu’on ne va pas s’ennuyer…

Le bruit a commencé peu avant Nevers.

Les bruits divers font partie de la culture Pinz, on vit avec sinon mieux vaut s’orienter vers un autre véhicule. Cependant, parmi les bruits il en est   parfois de franchement angoissants. D’ailleurs, même moi je les identifie. Celui de Nevers est de ceux-là. Probablement une soupape.

Donc, retour éclair à Aurillac où l’on dispose d’un moteur réserve de pièces détachées; j’ai profité de mon rôle d’aide mécano pour prendre une leçon d’anatomie sur culasse et culbuteurs.

 



Ah, oui, j’allais oublier : le cargo a 2 jours d’avance, ce qui nous laisse un peu moins de temps pour réparer avant d’embarquer…

Il est presque 22 heures à Nevers et demain est un autre jour…

à propos de nous

Jean Paul : passionné de mécanique, il aménage, améliore, répare notre Pinzgauer; certaines pannes et leur résolution sont restées de grands souvenirs..

Gilberte  : intendance, navigation, blog; et bien sûr assistance dévouée à la mécanique si besoin.

Nous avons voyagé au Sahara à plusieurs reprises entre 1995 et 2001; nous étions si amoureux du désert que nous n’aurions probablement pas fait ce périple en Amérique du Sud si le Sahara ne s’était pas fermé.

 

un peu de confort

L’âge ne nous a pas calmé l’envie de voyager, mais nous ne sommes pas opposés à quelques améliorations du confort quotidien. Lors de notre voyage de 2011, nous allions au camping au moins une fois par semaine pour les sanitaires, le WIFI, la lessive, pour être comme à  la maison, quoi…

Notre Pinz nous permet d’accéder à des bivouacs hors pistes; pour ces moments-là, Jean Paul nous a conçu des toilettes sèches « maison » et nous avons acheté plusieurs types de sacs adaptables; pour ceux que le sujet intéresse, nous pourrons faire un comparatif détaillé.

 

Et puis nous avons doté le Pinz d’un marchepied électrique :

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Le cargo

 

Début 2011,  nous avons traversé l’océan Atlantique à bord d’un cargo de la compagnie Grimaldi, qui , par l’intermédiaire de Catalina Cargo Conseil, est une des très rares à proposer la traversée aux passagers ainsi qu’à leur véhicule, celui-ci voyageant en « RO-RO » c’est à dire roll on-roll off, le véhicule roule pour monter et descendre du cargo, comme tous les véhicules embarqués, voitures, camions, engins spéciaux.

Il y a 12 passagers au maximum à bord des cargos (au delà il faut un médecin à bord) et il y a 1 à 2 traversées par mois; il faut donc réserver longtemps à l’avance (plus d’un an!) et la date de départ change jusque quelques jours avant le départ, en fonction de l’évolution de la cargaison.

Il y a des escales au cours de la traversée : en 2011 nous en avons fait 5 : Dakar (Sénégal), Banjul (Gambie), Freetown (Sierra Leone), Rio de Janeiro et Santos (Brésil). La durée des escales est variable, souvent moins de 24 heures, et nous sommes (ou pas) autorisés à descendre, le temps de visite est court.

Autant dire qu’un voyage en cargo n’a rien à voir avec une croisière. Le confort est correct (petite cabine avec douche-WC) et les repas, disons simples. Le temps passe en lecture (vive la liseuse..), contemplation de la mer et du ciel, écriture, dessin, broderie, apprentissage de l’espagnol et du portugais, yoga…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Pampa


La Pampa administrative est la région au sud ouest de Buenos Aires; les paysages de pampa s’étendent presque jusqu’en Terre de Feu, entre l’Atlantique à l’est et la Cordilière Argentine à l’ouest.

Le soja remplace de plus en plus l’élevage du mouton, mais on trouve encore de grandes estancias dans le sud.


Partout en Argentine, on rencontre au bord des routes ces petits autels dédiés à Antonio Gil, dit El Gauchito, un Robin des Bois du XIXè siècle dont l’existence est contestée, mais qui reste un mythe très respecté. On lui laisse une offrande, n’importe quoi, mais qui contient de la couleur rouge, pour lui demander un service ou le remercier. Si l’on n’a pas le temps de s’arrêter, on se contente de lui donner un petit coup de klaxon..

parque Nahuel Huapi - 02

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